Comment savoir si une imagerie est une IRM ou un scanner ?

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Comment savoir si une imagerie est une IRM ou un scanner ?

Imagerie P2D1D2D3D4

Le repère le plus rapide : regarder la matrice de gris.

Scanner (TDM) : les indices

  • L’os est très blanc, brillant, homogène — c’est la signature la plus fiable, aucune séquence IRM ne rend l’os aussi clair.
  • Coupes souvent axiales natives, résolution osseuse fine, grain un peu « granuleux ».

Injecté ou non ?

  • Repère les vaisseaux et les organes richement vascularisés (rein, foie, rate) : s’ils sont blancs/brillants avec un rehaussement net par rapport aux tissus voisins → injecté.

Ici : scanner abdominal injecté : aorte bien visible, foie plutôt gris clair, brillant

Ici : scanner abdominal non injecté : l’aorte n’est pas blanche, le foie est plutôt gris foncé

  • Temps à préciser si injecté : artériel (aorte blanche, veines encore grises), portal/parenchymateux (foie rehaussé, veines blanches), tardif (élimination rénale, uretères blancs).
  • Homogène, contraste gris-blanc-noir « plat » sans différenciation vasculaire → non injecté.

IRM : les indices

  • Contrastes tissulaires beaucoup plus riches et nuancés que le scanner, l’os est noir ou peu visible (contrairement au scanner).
  • Plusieurs séquences possibles pour une même zone → il faut identifier laquelle

Injectée ou non ?

  • Seule une injection de gadolinium en T1 est possible (jamais en T2/FLAIR/diffusion).
  • Donc : si tu es sur une séquence T1 et qu’une structure normalement grise/noire (tumeur, méninges, vaisseau) apparaît blanche/brillante de façon anormale → prise de contraste = séquence injectée.
  • Sans injection, le T1 reste dans sa gamme de gris habituelle, sans zone hyperintense inexpliquée.

Le piège classique EDN : confondre un hypersignal T1 spontané (graisse, sang sous-aigu, mélanine — pas d’injection) avec une vraie prise de contraste au gadolinium. Toujours comparer avec une séquence T1 sans injection si disponible avant de conclure.

T1

Le liquide (LCS, kystes) est noir, la graisse est blanche. C’est la séquence « anatomique » par excellence — la substance blanche est plus claire que la substance grise, l’anatomie est nette et bien contrastée. On l’utilise pour le repérage anatomique fin et pour l’injection de gadolinium (une prise de contraste apparaît blanche sur fond noir/gris, donc bien visible).

Astuce mnémo : T1 = en P1 tu bois du café donc liquide noir

T2

Inversion du contraste : le liquide devient blanc, la graisse reste claire aussi (ce qui peut prêter à confusion). C’est la séquence reine pour repérer un œdème, une inflammation, ou du liquide anormal — tout ce qui contient de l’eau devient hypersignal (blanc).

Astuce mnémo : T2 = en P2 tu bois de la vodka donc liquide blanc

T2 FLAIR

C’est un T2 dont on a « éteint » le signal du LCS (qui redevient noir), pour démasquer les lésions périventriculaires ou corticales qui seraient sinon noyées dans le signal blanc du LCS en T2 classique. Séquence indispensable en neurologie : SEP, AVC subaigu, encéphalite.

Astuce : si le LCS est noir mais que le parenchyme a le contraste « inversé » du T2 (lésions blanches), c’est du FLAIR.

Diffusion

La séquence de l’urgence par excellence : elle détecte en quelques minutes une restriction de la diffusion de l’eau, typique de l’ischémie cérébrale aiguë (dès la première heure, bien avant que le scanner ou même le T2/FLAIR ne montrent quoi que ce soit). Une zone en hypersignal diffusion et hyposignal ADC = ischémie aiguë confirmée (le piège classique d’examen : un hypersignal diffusion isolé sans vérifier l’ADC peut être un simple artéfact, dit « T2 shine-through »).

Astuce : aspect moche, « pixelisé », ressemble à un T2 mais liquide noir

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