C’est quoi le Deep Learning en LCA ?

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C’est quoi le Deep Learning en LCA ?

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Le principe de base

L’idée du deep learning, c’est de faire apprendre à une machine à reconnaître des motifs (patterns) à partir d’exemples, plutôt que de lui donner des règles écrites à la main par un humain.

L’architecture : le réseau de neurones
Le modèle est composé de couches de neurones artificiels empilées (d’où le « deep » = profond, car il y a de nombreuses couches). Chaque neurone reçoit des informations, leur applique une pondération (un poids), et transmet le résultat à la couche suivante. Une image (par exemple un scanner) entre par la première couche sous forme de pixels, et ressort en bout de chaîne sous forme d’une prédiction (ex : « hémorragie » ou « pas hémorragie »).

Comment il apprend
Au départ, les poids du réseau sont aléatoires : le modèle prédit n’importe quoi. Pendant l’entraînement sur le training set :

  1. Le modèle fait une prédiction sur un exemple
  2. On compare cette prédiction à la vraie réponse (le label)
  3. L’erreur est calculée, puis « renvoyée » à travers le réseau pour ajuster légèrement les poids de chaque neurone (c’est la rétropropagation du gradient)
  4. On répète ce cycle des milliers/millions de fois, sur des milliers d’exemples

Petit à petit, le réseau ajuste ses paramètres pour minimiser ses erreurs — un peu comme s’il « apprenait par cœur puis généralisait » à force de voir énormément d’exemples variés.


1. Les 3 échantillons

Training setValidation set (interne)External validation set
OrigineMême baseMême base/populationBase/population différente de la base du training set
RôleLe modèle apprend dessus (ajuste ses paramètres)Évalue la capacité à généraliser sur des patients non vusÉvalue la généralisabilité en conditions réelles différentes (on regarde la validité externe)
Piège—Data leakage si chevauchement de patients avec le training setChange souvent de centre, période, machine, population

Point important : on ajoute parfois un 4e échantillon, le test set, distinct du validation set — utilisé une seule fois, tout à la fin, pour l’évaluation finale (le validation set sert lui à ajuster les hyperparamètres pendant le développement).

2. Overfitting / Underfitting

  • Surapprentissage (overfitting) : le modèle « apprend par cœur » le training set (bruit compris), très bonnes performances en apprentissage mais mauvaises en validation → manque de généralisabilité.
  • Sous-apprentissage (underfitting) : le modèle est trop simple, performances médiocres même sur le training set.

3. Comment on évalue les performances

  • Sensibilité / Spécificité, VPP / VPN, comme pour n’importe quel test diagnostique
  • La VPP s’appelle aussi « accuracy » ou précision et la sensibilité « recall ».
  • Courbe ROC et AUC : plus l’AUC est proche de 1, meilleure est la capacité discriminante du modèle
  • Matrice de confusion : VP, FP, VN, FN
  • Calibration : le modèle donne-t-il des probabilités fiables (pas seulement un bon classement) ?

Et le F1 score : moyenne harmonique de la sensibilité et de la VPP. Il évalue l’équilibre entre :

  • la sensibilité : parmi les malades, combien sont détectés ?
  • la précision = VPP : parmi les tests positifs, combien sont réellement malades ?

4. Biais et limites à connaître

  • Biais de sélection : training set non représentatif → moins performant ailleurs
  • Biais de référence (biais de mesure du « ground truth) » : étiquetages des données dans l’échantillon d’apprentissage erronée
  • Boîte noire : réseaux profonds peu interprétables → enjeu de confiance/explicabilité
  • Responsabilité médico-légale : l’IA est une aide à la décision, le médecin reste décisionnaire
  • Nécessité d’une validation prospective avant implémentation clinique réelle

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